samedi 11 juin 2016

11 juin Tours Srs bénédictines

Journée de marche aujourd'hui, une marche volontaire, une marche pour arriver. Pas de paysages extraordinaires, une petite pluie qui va, qui vient. qui s'arrête, qui reprend. On préférerait qu'il pleuve tout le temps, ou pas du tout. Mais cette cassure du rythme : s'arrêter, ouvrir le sac, sortir la cape, reprendre le sac et repartir, pour faire l'inverse quand la pluie s'arrête, c'est fastidieux. D'Amboise à Tours : 29,5 km, mais en fait j'en ai fait plus, parce que le guide n'est pas assez clair, ou les signes pas assez nombreux, j'ai fait des tours et des détours, monter une côte pour devoir la redescendre et en remonter une autre, juste à côté. Et puis la crue de la Loire me joue des tours. Il y a des chemins inondés qui ne sont indiqués comme tels que d'un côté (photo) et quand on arrive de l'autre coté, il faut rebrousser chemin ou essayer de retrouver la route à grand trafic que le chemin voulait éviter...Et pourtant, malgré les moments plus difficiles, le «Camino» reste quand même un rêve, que beaucoup veulent ou auraient voulu réaliser. A l'entrée de Tours, un homme encore jeune (la trentaine ?), me dépasse et me félicite et il ajoute : j'ai décidé de le faire l'année prochaine. Un autre, en voiture, me crie «buon camino !»
J'entre dans l'immense cathédrale St Gatien. C'est énorme, très haut, majestueux. Les anciens, pour signifier la grandeur de Dieu, n'avaient pas d' autre moyen que de faire du colossal. Alors que «si vous ne devenez comme un enfant, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux». Ce Royaume, c'est le monde à l'envers, ou plutôt à l'endroit. Je rencontre beaucoup de caves pour la dégustation et la vente du vin. Région du Vouvray ,(photo), roche calcaire, crayeuse, d'où habitations troglodytes (photo) Je continuerai demain.

Justement, pour répondre à Thérèse, aujourd'hui (enfin hier, puisque nous sommes dimanche), nous sommes cinq à souper ensemble. On devait être six, mais le 6°, un espagnol, était trop fatigué pour venir souper. Il fait, d'après le peu que j'ai entendu dire de lui, un périple énorme et très compliqué. J'ai appris qu'au Canada, il y avait des «débarbouillettes», car ma voisine à table (en face de moi) est canadienne (du Nouveau Brunshwig - je ne sais pas très bien comment cela s'écrit -). C'est celle dont je vous avais parlé à Arpajon, qui était attendue chez les Ruthy le lendemain de mon passage. Je lui dis : vous m'avez rattrapé ! Elle me dit : oui mais j'ai pris le train, car je me suis fait mal au pied, dans la boue qui colle (si je me rappelle bien, elle aurait alors employé une expression canadienne comme «la boue amoureuse») et elle va rester à Tours deux jours, au repos. A ma gauche, un français dont je ne sais pas grand chose, sinon qu'il m'a dépassé un jour quand j'étais en train de manger. En fait, après le souper, nous sommes restés tout un temps à bavarder avec la soeur hôtelière, mais sur des sujets d'intérêt général, pas sur nous-mêmes et notre projet. Et il y a un couple d'Angoulême, dont le mari sort de l'hôpital, et qui voudraient faire le chemin l'année prochaine. La canadienne compte faire le chemin du Nord. Voilà : ce sont en fait les premiers contacts un peu prolongés avec d'autres pèlerins. On apprend entre autres qu'on n'est pas seul à s'être trompé de chemin


vendredi 10 juin 2016

10 juin Amboise Centre Ch. Péguy

26e étape : de Chaumont-sur-Loire à Amboise (23 km)
Le temps était meilleur aujourd'hui pour marcher : moins chaud, bien que ce soir, le thermomètre de la Pharmacie sur le quai de la Loire (quai Général de Gaulle) affichait 23°...Pour la première fois, j'ai marché milieu des vignes (vins du Val de Loire) et des invitations à déguster (photo).

Michel Blanchard, l'époux de ma charmante hôtesse, m'a amené en haut de la côte à la sortie du village et Marie-Thérèse m'a gratifié d'un colis pour le dîner. Départ à 7h30. Je passe devant l'église Ste Eugénie. Une prière pour celle du même nom, que mes amis de Bruxelles connaissent...

Ah oui ! Encore un bienfait de Marie-Thérèse, que j'ai oublié de mentionner, tant il y en a : elle a imperméabilisé les bottines que j'ai achetées au Décathlon de Compiègne. Et en plus de tout cela, ils n'ont rien voulu demander. Michel m'a dit que, quand il habitait Blois, il habitait la rue des minimes, là même où j'ai logé, à l'hôtel Du Bellay. A la sortie de Chaumont-sur-Loire, je passe à côté de l' «île aux sternes» (photo). Ce sont de petites mouettes, des oiseaux migrateurs qui viennent d'Afrique. Elles vivent en colonies très bruyantes, et viennent se reproduire sur cette île. Impressionnants, les bruits de la nature le matin, le long de la Loire : des milliers d'oiseaux, des grenouilles, un concert ininterrompu. Un panneau didactique énumère les noms de quelques oiseaux qui vivent sur les bancs de sable de la Loire : la sterne pierregarin et la sterne naine, migrateurs qui viennent d'Afrique, le chevalier guinguette, le petit gravelot (migrateur du sud Sahara), la mouette rieuse, la mouette mélanocéphale,,...

A Mosnes, je vois une biche le long de la route, qui longe la forêt. Elle ne semble pas effarouchée; puis, après une dizaine de secondes, elle se décide y s'enfuir, en entrant dans la forêt en faisant des bonds.

La plupart des cyclistes que je croise disent bonjour, sauf les as de la vitesse, casqués, lunettes noires, qui passent en trombe. Vers midi, je m'arrête pour pique-niquer à un emplacement spécialement aménagé par  la commune d'Artigny. Tout y est : 2 tables classiques comme on en voit sur les aires d'autoroute, toutes neuves, en bois solide, peintes en. brun. Elles sont encastrées dans un socle de béton. Il manque seulement une poubelle. Je sors le pique-nique que mon hôtesse m'a préparé : des pâtes (en tout petits morceaux), des carrés de fromage, des tomates, du surimi. Délicieux ! Il y avait aussi 2 oeufs durs, 3 tartines avec un morceau de fromage, et un petit pot avec une macédoine de fruits (St Mamet), et une petite cuiller en plastique...Une maman n'aurait pas fait mieux.

Le logement à l'auberge de jeunesse (appelée Centre Charles Péguy) est très bien (chambre individuelle, douches dans une salle d'eau, comme dans les campings)- et le prix modique (17 € pour la nuit)

L'après-midi : visite du château d'Amboise avec un audio-guide (1h), quelques courses, rédaction du blog...et dodo.

Je vous envoie quelque photos du château et de la route d'aujourd'hui.





9 juin Chaumont-sur-Loire

Blois - Chaumont-sur-Loire : 22,5 km
Aujourd'hui, je traverse la Loire à Blois, sur le pont Jacques-Gabriel. Départ à 6h30; il fait encore frais, mais le soleil est déjà bien haut et la journée s'annonce chaude. Je peux enfin dire que je suis au sud de la Loire. Je dois loger ce soir chez un couple, Michel et Marie-Thérèse Blanchard. Ils habitent Onzain, juste en face de Chaumont-sur-Loire. C'est au 46, rue du Pont d'Ouchet. Je vois le numéro 46. J'entre dans la «parcelle», qui comporte une maison au fond, et une sur la rue, avec un beau jardin ombragé. (photo). Je frappe à la porte. Personne. Je me dis que c'est normal, puisque Mr Blanchard devait aller chercher sa femme à Decazeville. Elle avait fait un morceau du Chemin du Puy-en-Velay, jusqu'à l'étape au-delà de Conques. Et elle était bloquée pour le retour à cause des grèves de la SNCF. Je m'assieds dans le jardin, je me repose, puis je vais au Lidl tout proche acheter une grande bouteille d'eau au citron vert. 4h, 5h..une voiture arrive : une dame avec deux enfants. Ils ont l'air étonnés de me voir. La dame me regarde comme pour dire : que faites-vous ici? Je lui dis : c'est moi qui ai téléphoné..De plus en plus étonnée qu'elle est, la dame...Nous sommes bien au 46 de la rue du Pont d'Ouchet? Ah non, ici c'est le 48 ! Bon...J'attendais depuis 2 heures, et ils étaient là, juste à côté ! J'explique ma mésaventure et monsieur (celui du  46) m'invite à boire une bière avec lui, derrière, sous un bel arbre qui fait ombrage. Il fait bon ; une petite brise vient nous rafraîchir. Il n'est plus question d'aller  visiter le château. Tant pis, on s'en passera. D'autant plus qu'il est assez loin d'ici. Mr est électricien de formation, mais il est retraité depuis 15 ans. Il fait partie d'un groupe de cyclistes, et il a fait St Jacques avec sa femme et des amis, il y a quelques années. Ils ont commencé à recevoir des pèlerins il y a a peu près un an. Mme me demande si j'ai du linge à laver. Puis nous allons avec Michel chez le curé pour avoir le tampon de la paroisse. Il bavarde un peu et j'apprends qu'il a des amis à Namur. Le soir, Michel et Marie-Thérèse m'invitent à partager leur repas. C'est trop! Je ne suis plus habitué à manger autant. Mais c'est délicieux. Elle propose même à son mari de me reconduire sur l'itinéraire, à Chaumont-sur-Loire, car Onzain est un peu excentré. Un petit bout de femme, toute menue, qui mange comme un oiseau. Sur le trajet de la journée, rien de spécial, sinon le soleil, dans des petits villages tranquilles, ou dans la campagne (photos).

mercredi 8 juin 2016

8 juin Blois Hôtel Du Bellay

De Suèvres à Blois, la distance n'est pas très grande : 13,7 km.  Courte étape pour donner l'occasion de visiter Blois...très belle ville, où le passé est bien conservé. Pour ce qui est des km parcourus, il faut ajouter environ 3 km, distance de la ferme (à La Bouzie) jusqu'à la route nationale. Et puis, la visite de la ville, pour laquelle j'ai mis 5 heures. J'ai, bien sûr,  visité les trois églises, (sur le conseil de ma petite soeur, :-) mais je reviendrai à Blois après. Je reviens sur l'hébergement d'hier, à la ferme. Il y avait un couple d'Ostendais qui rayonnait pendant trois jours dans la région, à vélo. Puis ils se rendaient, en voiture, avec leur vélo, à Tours, où ils comptaient faire la même chose. Nous avons mis ensemble nos ressources linguistiques, et ça s'est bien passé. Je dois quand même avouer que la dame y a mis davantage de la langue de Bossuet que moi de celle de Vondel. Notre hôtesse offrait le repas du soir (excellent !) à ceux qui font le pèlerinage de St Jacques. Un repas digne d'une ferme, avec tous des produits locaux : un morceau de quiche, des pommes de terre en gratiné dauphinois, un morceau de viande (je pense que c'était du porc, mais je ne suis pas sûr) et un dessert : fraises et maquée.
J'ai quitté la maison seulement vers 8h car je n'avais pas vu la dame le soir pour décider de l'heure du déjeuner. Le soleil était au rendez-vous, dès le matin. Je reprends le bord de Loire. La municipalité entretient les abords et tond l'herbe régulièrement (photo). Tout le long de ce chemin, je croise des joggeurs, seuls ou en couple (un homme et une femme, deux hommes, deux femmes) ; ils sont en général habillés, mais un m'a dépassé qui courait torse nu, un autre courait avec son chien, la laisse attachée à sa ceinture. Il y a aussi des cyclistes et des piétons. A Menars, je longe le mur d'enceinte du château de Mme de Pompadour, mais le château lui-même n'est pas visible. Arrivé à Blois peu avant midi, je bois d'abord un verre à la terrasse d'un café (primum vivere). Atmosphère d'été, de vacances. C'est une ville où l'on sent la douceur de vivre. Puis je passe à l'Office du tourisme (ouvert, bien que ce soit l'heure de midi), je demande le plan de la ville (pour situer l'hôtel Du Bellay et pour visiter la ville). Je demande un tampon sur ma crédenciale, et la dame me conseille d'aller demander celui du château royal, qui est plus beau (une fleur de lys) (photo) et puis je me permets le luxe de dîner dans un resto italien (photo), au coeur de la ville (17€) : tagliatelles au saumon (photo). D'où je suis, on entend la rumeur de ceux qui, sur la place en contrebas, prennent un verre. Un moineau familier sautille en-dessous des tables pour trouver quelque miette. Il est maintenant à un mètre de moi, à ma hauteur, dans le buisson qui borde la terrasse. Il fait un «tchip» et puis s'envole. Je vais déposer mon sac à l'hôtel (qui est fermé et ne s'ouvrira qu'à 17h) mais je téléphone et la gérante me donne le code. Je commence la visite de la ville par l'église Saint Vincent (je confie Vincent et sa famille à la tendresse de Dieu). Puis je donne quelques coups de fil pour réserver les 4 prochains jours ( de jeudi à dimanche). La ville n'est pas du tout plate; il y a partout des escaliers. Je gravis les «grands degrés de St Louis», qui conduisent à la cathédrale St Louis, je descends les «petits degrés de St Louis»,  le passage de la roseraie (immense jardin fleuri de roses de toute espèce). Mais St Honoré a aussi ses «degrés»...Voilà. Il est temps de conclure par une vue d'une partie de la roseraie depuis l'hôtel de ville. A demain !

mardi 7 juin 2016

7 juin Suèvres chambre paysanne

Journée ensoleillée du matin au soir. La ville de Beaugencyy est une ville ancienne, dont le charme a été préservé (photo) : les anciennes portes, fortifiées comme des donjons, les tours, le chateau, les petites ruelles avec des maisons si anciennes qu'on s'imaginerait au Moyen-Age.
J'ai quitté la ville au chant du coq (là-bas le coq chante à 6h30). Je passe au bar-tabac prendre un café (un petit), à la boulangerie acheter deux petits pains au chocolat,et me voilà parti. Brume matinale, ciel dégagé. La journée s'annonce chaude. On voit déjà les avions à réaction voler, laissant leur trace dans le ciel. Toute une escadrille de mouettes tournent au-dessus de la Loire en piaillant. Personne. Je suis seul. Bientôt dépassé par une marcheuse qui fait chaque matin la promenade de Barchelin. Le chemin de cailloux blancs longe la Loire en crue. Les grenouilles s'en donnent à coeur joie et croassent à qui mieux mieux. Champs de blé et de maïs. Plus loin, au détour du chemin, apparaît la centrale nucléaire de St-Laurent-,des-Eaux, sur la rive gauche de la Loire (que je descends sur la rive droite) (photo), avec deux cheminées semblables à celle de Huy, d'où sort une abondante fumée blanche. Mr Ruthy ,(mon hôte d'Arpajon) ,regrettait qu'on ait délaissé le financement de la recherche dans le nucléaire. Il avait participé à des mesures très fines dans le Pacifique, à Mururoa. A 9h45, je m'arrête à Avaray, où je bois une Pelfoth pression. Il n'y a plus d'épicerie au village.Je devrai donc me contenter de boire. Je croise une bande d'une vingtaine de cyclistes français, qui ont fait St Jacques à vélo, en 4 ans (4 fois une semaine), à partir du Puy. Plus loin,  c'est le signalisateur du chemin de St Jacques qui me dépasse à vélo. Il m'indique le chemin pour la fin du trajet. C'est une longue route toute droite et qui n'en finit pas, surtout avec le soleil qui tape. Un petit serpent (tout jeune) qui, sans doute, recherchait la chaleur de l'asphalte, s'enfuit à mon approche. A 13h40, je fais un petit détour pour voir Suèvres, qui est un peu en dehors de l'itinéraire, mais tout est fermé ,(j'avais oublié que tout s'arrête à midi)- sauf un libre service «Au bon marché», où j'achète 1L de jus de fruit ARO, «nectar multifruits 13 fruits». L'église aussi est ouverte...très froide quand on y entre, car je viens de la chaleur de l'heure de midi. Puis je reprends la route pour arriver vers 15h au logement «paysan» (photos). Accueil chaleureux, patronne sympathique. 

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lundi 6 juin 2016

6 juin Beaugencyy

Hier, frappé par la présence des anges, je n'ai parlé que d'eux. Mais aujourd'hui il faut ajouter qu'il y a aussi des saints. La ville d'Orléans est tout entière placée sous le patronage de Jeanne d'Arc. Elle est partout. La rue principale (photo) s'appelle la rue Jeanne d'Arc. Le trajet d'aujourd'hui me mène d'Orléans à Beaugency, le long de la Loire (29,8 km). On a dit que les rives étaient inondées, et interdites d'accès mais il semble que non. Nous verrons bien. En fait, la Loire est en crue (photos), mais le chemin n'est pas coupé. C'est même un très beau chemin et le temps aujourd'hui a complètement changé. Pour la première fois, j'ai enlevé mon polaire et sorti mon chapeau et les lunettes de soleil.  Le chemin n'a été coupé qu'une seule fois (photo). Départ à 6h15. Le matin, épais brouillard, mais qui se dissipe dès 7h. En fait, on aime le soleil, mais quand on reste à l'ombre.Quand il faut marcher en plein soleil, c'est autre chose. Accueil à l'auberge de jeunesse à 17h. Je prends une douche et réchauffe au micro-ondes un plat tout préparé : saumon et nouilles. La journée a été rude (chaleur). Pas le temps de visiter, sauf en passant dans la ville. Douche, lessive, rédaction du message du jour, souper...et dodo

C'est   le quotidien!  Pas de philosophie ce soir, ni de mystique. A demain !

dimanche 5 juin 2016

5 juin Orléans

Artenay - Orléans ...26 km...si j'y arrive, parce que le guide fait passer par Gidy, qui est sous eau. Il faudra suivre la RN20, ou trouver des petites routes qui évitent Gidy. J'ai trouvé dans la chambre que m'a donnée le Père Stanislas un plan du Loiret qui m'a bien aidé pour trouver des chemins alternatifs. Au lieu de partir SSO vers Gidy, je suis parti vers le sud-est : Bucy-le-Roi et Saint-Lyé-la-Forêt.
(A Orléans, je devrai chercher un Décathlon pour acheter un pantalon une taille en-dessous; celui que j'ai ne tient que par bonne volonté.) - remarque intempestive - ...Entre Bucy et Saint-Lyé, voyant une voiture qui tourne et prend ma direction, je veux vérifier que je suis toujours dans la bonne direction. Je fais un petit signe et la conductrice s'arrête. Elle me donne un petit sachet de bonbons en chocolat et de l'eau: c'est le premier ange de la journée. Après avoir marché environ 8km, je rencontre à Saint-Lyé trois dames qui me demandent où je vais. Impossible, me  disent-elles : La D97 est plus d'un m sous l'eau. Il faut remonter vers le nord et passer par Rebréchien ce qui fait 13 km en plus. Elle décide de m'emmener jusque là en voiture. 2e ange de la journée. J'arrive de bonne heure à Orléans, après avoir longtemps marché sur la bande des limaces écrasées (le bord de la départementale). Je cherche le gîte, tout près de la cathédrale, et ne le trouve pas. Au détour d'une rue, je tombe sur une dame qui m'y conduit...3e ange. Arrivé au gîte, je suis accueilli par une dame, Marie-Jo, et un homme, Régis, qui me montrent mon lit, les toilettes, la douche, et me souhaitent la bienvenue. Pour le coup, ce sont deux anges à la fois..cela fait 5 anges. Le monde est peuplé d'anges...