jeudi 7 juillet 2016

7 juillet St Palais relais des pèlerins

53° étape : Bergoueyi - St Palais (14,3 km)
Je devais loger ce soir à Ostabat, mais...je me suis trompé de route trois fois. Les deux premières fois, ce n'était pas grave. Il s'est toujours trouvé quelqu'un pour me remettre sur la bonne voie. Mais la 3e fois, c'était mortel. En fait, je n'ai pas compris la signalisation (à mon avis défaillante) et, après trois bonnes heures de marche, je suis revenu à mon point de départ. Arrivé à 11h à Saint-Palais, je me suis retrouvé à 2h de nouveau à St Palais. Ce qui fait que j'ai quand-même fait 23 ou 24 km. Et comme il faisait très chaud, j'ai trouvé plus sage de loger ici. L'étape de demain sera courte : il restera 11,3 km. C'est l'occasion de relâcher un peu. Il y a parfois des conflits entre les propriétaires terriens et la mairie, pour le tracé des chemins. Aujourd'hui par exemple, j'ai lu un papier sur le chemin qui venait d'un propriétaire et expliquait ses raisons de ne pas être content. À cause de ces conflits nous sommes menés dans des chemins peu praticables. Le matin, il a plu quelques gouttes, mais le soleil était là, d'où un bel arc-en-ciel (photo 1). À Garris, très beau village. Ce qui m'a frappé, c'est l'unité de ton : toutes les maisons sont blanches et rouge brun. La deuxième chose remarquable, c'est l'omniprésence du bilinguisme français - basque. Les Pyrénées ne sont plus seulement visibles à l'œil nu, mais aussi sur les photos. L'emblème basque (lauburu), qui est la croix à virgule, devient visible un peu partout. Ainsi qu'une stèle discoïdale de tradition basque. Pour André le botaniste, j'envoie quelques photos de fleurs

mercredi 6 juillet 2016

5 juillet Sorde refuge pèlerins

51° étape : Dax - Sorde l'abbaye (30 km avec le détour)
Partis de bonne heure (7h), nous avançons assez rapidement, car le temps est doux, dès le matin, avec un petit vent qui rafraîchit. Le paysage a complètement changé et pourtant nous sommes encore dans les Landes. Plus vallonné, plus vert, la végétation plus variée. Les vignes font leur réapparition. Les maisons aussi ont changé ; on sent déjà l'influence du pays basque. Les frontons pour pelote basque apparaissent. La dame qui nous a hébergés hier, Françoise Peres, est très originale, un peu artiste (elle peint très bien et fait des copies très fidèles des grandes oeuvres connues ou de photos, comme la fameuse afghane aux yeux verts si étranges du Geographic Magazine. Mais elle est aussi d'une famille pleine de problèmes, depuis très longtemps. Quand nous l'avons quittée, elle nous a demandé de prier pour elle, comme beaucoup de ceux que nous rencontrons le font aussi. Je rédige encore en «nous» parce que je marchais avec Michèle aujourd'hui jusqu'à Peyrehorade,  où nos chemins se séparaient. Nous avons dîné ensemble vers 13h. Puis nous nous sommes dit au revoir avec émotion. Même si ce n'était pas mon intention de marcher avec quelqu'un (ni à elle d'ailleurs), c'était quand-même une belle expérience de camaraderie sur le chemin. Cependant, je suis quand même content de revenir à la solitude, car mon désir n'est pas d'abord de rencontrer des personnes, mais de chercher Dieu. Elle a mangé une salade, et moi une crêpe bretonne. Je fais 700 m sur la D 29, où le pont est coupé pour réparation. Je croyais pouvoir passer comme piéton, mais le passage est interdit aussi aux piétons. D'où détour de 5 km. Ce contretemps m'a cependant permis de retrouver Benoît, qui a fait une partie du chemin avec nous et de lui souhaiter «buon camino!  » photos le long du chemin : un lavoir (eaux ferrugineuses), un arbre décoré (pour un anniversaire?), le gave d'oloron (gave = torrent pyrénéen), un château (caves d'Asperon?). Le gîte de Sorde est un gîte communal magnifique (photos), séchoir électrique, une hospitalière allemande (de Bonn), qui a vécu en France dix ans et parle bien français. Elle nous a fait un très bon repas, à nous les deux pèlerins qui sommes au gîte : un français à vélo et moi. Visite guidée de l'abbaye, gratuite pour les pèlerins. Photo d'un bac qui servait de vivier. Les moines y mettaient les poissons vivants, en attendant de les manger.  une grille marque l'endroit du débarcadère : les paysans qui cultivaient sur les terres de l'abbaye venaient en barque apporter leur dîme, qui était stockée juste au-dessus dans le «grenier des dîmes» (photo)  les appartements de l'Abbé, qui ne vivait pas la vie du monastère.
Une partie des anciens remparts, avec le «trou des Espagnols» (guerre des religions) Enfin la  visite de l'église. Pour la première fois, les Pyrénées apparaissent dans le lointain. Dans l'église, panneau explicatif sur les mosaïques et leur restauration, puis quelques mosaïques de l'église. Il ressort de cette visite que la société monastique était bien organisée, travailleuse, puissante et riche (mais c'est surtout l'Abbé qui jouissait de ces richesses, et il pouvait arriver que l'Abbé ne soit pas un religieux, mais un noble laïc).

6 juillet : Bergouey : studio dans la mairie.

52° étape : de Sorde-l'Abbaye à Bergouey-Viellenave (20 km). Départ à 6h; 6h30 : un oiseau qui téléphone (même bruit qu'une sonnerie de téléphone). Les tournesols sont maintenant en boutons (photo); à 7h, je quitte les Landes, je passe au-dessus de la Pyrénéenne (autoroute); le temps est plutôt gris. Bon temps pour marcher. Le soleil ne commence à taper que vers midi. J'arrive à Bergoueyi sur les douze coups de midi au clocher. Pas de problème pour trouver la mairie, fermée aujourd'hui, mais le couple sympathique de Mr et Mme Laporte m'accueille. Magnifique studio, avec deux lits et un troisième d'appoint. Tout ce qu'il faut pour la toilette et la cuisine (et la lessive). Jusqu'à présent, je suis seul dans le studio (il est 17h). Photo 2 : un pays vallonné (les Pyrénées se devinent à l'oeil, mais pas sur la photo) où la roche affleure (photo 3) À Arancou, belle église du XII° siècle (quelques photos) la dernière photo  : une affiche qui n' a pas rempli ses promesses. Je n'ai trouvé au un bar sur la route. Par contre, il y avait une bouteille de bière froide dans le frigo. Dans deux jours, je suis à St Jean-Pied-de-Port...